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Musée national du Cambodge

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  • Corporate body
  • 1920-....

Fondé par Georges GROSLIER , le musée a été inauguré le jour de l'an khmer 1920 sous le nom de Musée Albert Sarraut, par le roi Sisowat et le Résident Supérieur Baudoin, il est dédié à l'art khmer. Il est devenu en 1952 le musée national du Cambodge.

Dumont, René (1922-....)

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  • Person
  • 1922-....

Architecte DPLG. Conservateur adjoint des monuments d'Angkor (1955-1958), professeur d'architecture et d'histoire de l'art Khmer à l'Université des beaux-arts de Phnom Penh (1965-1975)

UNESCO

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  • Corporate body
  • 1945-....

Créée le 16 novembre 1945 à Londres. Reprend les activités de l'Institut international de coopération intellectuelle, fondé le 9-8-1925

Pelras, Christian (1934-2014)

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  • Person
  • 1934-2014

Christian Pelras, né le 17 août 1934 et mort le 19 juillet 2014, est un ethnologue français spécialiste de l’Indonésie. Il étudie dans un premier temps la sociologie et l’ethnologie à Paris, puis apprend l’indonésien d’abord à l’Ecole des Langues Orientales puis en Indonésie grâce à une bourse du gouvernement indonésien. Il débute en tant que chercheur en 1962 au Musée de l’Homme et écrit une thèse sur la commune de Goullien située dans le Finistère. Suite à ces travaux il entre au CNRS en 1964 sous la direction d’André Leroi-Gourhan. Il est aussi affecté au Centre de documentation et de recherche sur l’Asie du Sud-Est et le monde insulindien (CEDRASEMI), dirigé par Georges Condominas. Il y restera jusqu’en 1984, année de la dissolution du CEDRASEMI. Par la suite il devient directeur de recherche puis en 1991, il est nommé codirecteur du LASEMA, le laboratoire d’Asie du Sud-Est et du monde austronésien. Il dirige l’établissement jusqu’en 1994 puis devient membre élu de son conseil. Christian Pelras prend sa retraite en 1999.

Goloubew, Victor (1878-1945)

  • 029556279
  • Person
  • 1878-1945

Issu d'une famille aristocratique russe, Victor Goloubew reçoit une solide formation classique. Violoniste virtuose, il parle couramment plusieurs langues et poursuit des études supérieures à Saint-Pétersbourg avant de se rendre à l'université d'Heidelberg, où il obtient, en 1904, le titre de docteur en philologie avec une thèse sur la traduction allemande de Marivaux et une spécialité dans les études d'histoire de l'art et d'archéologie. Il s'établit ensuite à Paris, où il rassemble une riche collection de peintures chinoises et de miniatures persanes. Il se rend aussi à plusieurs reprises en Italie, où il découvre dans la peinture du Quattrocento vénitien l'influence des civilisations orientales.

Il entreprend en 1910 un voyage d'étude en Inde et à Ceylan. Il en ramène une importante documentation photographique, en partie publiée par son ami l'éditeur belge van Oest dans une édition de luxe Ars Asiatica. De retour en France, il est chargé d'un cours sur l'art de l'Inde à l'École des langues orientales et collabore avec Henri d'Ardenne de Tizac à plusieurs expositions du musée Cernuschi.

Lors de la première guerre mondiale, il est accrédité auprès du gouvernement français comme représentant de la Croix Rouge russe. C'est à cette époque qu'il s'initie aux méthodes d'observation aérienne et se lie avec le Maréchal Pétain, auquel il restera toujours fidèle. Par la suite, ruiné par la révolution russe, il continue de fréquenter les milieux orientalistes. Il fait la connaissance de Louis Finot, qui soumet sa candidature à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il est nommé membre temporaire de l'EFEO en 1920 et participe à l'installation du pavillon de l'EFEO à l'Exposition coloniale de Marseille en 1922.

En Indochine, il se consacre à des travaux photographiques pour le musée cam de Tourane (Ars Asiatica, 1922), ainsi que pour les monographies d'Angkor Vat (EFEO, 1929-1932) et de Bantey Srei (EFEO, 1926). Il publie également une analyse du Harihara de l'Asram Maha Rosei (Études asiatiques 1, 1925) et, avec Louis Finot, une étude du symbolisme du monument de Neak Pean, dans laquelle est mise en évidence sa consécration à Lokeçvara (BEFEO 23) ; ce travail est complété par la publication de l'étude iconographique du cheval Balaha (BEFEO 27). Il est alors nommé membre permanent de l'EFEO pour les études d'histoire de l'art (1925), puis, en 1927, secrétaire-bibliothécaire. La même année, il entreprend des fouilles à Sambor Prei Kuk (BEFEO 27), puis s'intéresse à la civilisation ancienne du Thanh-Hoa (BEFEO 29).

En 1931, il se rend en France, afin d'organiser l'installation des collections de l'EFEO à l'Exposition coloniale de Vincennes. Homme public, bénéficiant de ses nombreuses relations, il va devenir, selon une expression de George Coedès, « l'ambassadeur intellectuel de l'École », donnant de nombreuses conférences, tant en France qu'à l'étranger, dans des domaines variés touchant l'histoire de l'Inde et de l'Indochine. Il met également à profit ses contacts pour développer des collaborations entre l'aéronautique militaire et l'École : des photos aériennes, suivies de prospections, révèlent les traces de nombreux aménagements urbanistiques (enceintes, chaussées, canaux, douves) (1933 à 1936). Il s'intéresse également à l'art indien et est chargé d'une mission sur des sites nouvellement découverts et visite Virampatnam (Pondichéry).

Il s'engage cependant de manière de plus en plus évidente dans la collaboration. En 1941, il adhère à la Légion des combattants de Hanoi, crée un organe de propagande franco-japonais et part donner plusieurs conférences à Tôkyô et à Kyôto, à l'invitation du gouvernement japonais et de la Société pour le développement des relations culturelles internationales.

Sa mort à Hanoi pendant l'occupation japonaise, en avril 1945, à la suite d'une maladie, passe presque inaperçue. Il reste, pour longtemps, l'« oublié » de l'École française d'Extrême-Orient et n'a pas droit à une notice nécrologique dans le BEFEO, jusqu'aux longs articles rédigés par Louis Malleret, vingt ans plus tard (1964, 1967). Esthète, Victor Goloubew donne aux travaux de l'École une grande résonance. Toutefois, ses interprétations audacieuses, mais souvent aléatoires, donnent lieu à des débats publics qui mettent en cause les méthodes de travail et l'objectivité de l'École (Gaspardone, déc. 1936). De plus, son rôle dans les grandes manifestations coloniales et ses engagements personnels sur le rôle de l'École en Indochine, expliquent l'ostracisme dont il a longtemps été l'objet.

Maspero, Henri (1883-1945)

  • 027014983
  • Person
  • 1883-1945

Diplômé d'études supérieures en histoire et géographie, avec un mémoire imprimé en 1905 sous le titre Les finances de l'Égypte sous les Lagides, licencié en droit, diplômé de l'École des langues orientales en chinois, Henri Maspero se détourne de la voie tracée par son père Gaston Maspero en égyptologie, pour lui préférer la sinologie et la vietnamologie, et accepte le poste de pensionnaire que lui offre l'EFEO en 1908. Il suit ainsi en Indochine son demi-frère, Georges Maspero, administrateur des Services civils et membre correspondant de l'EFEO en 1903. Il est par la suite nommé professeur de chinois, en remplacement de P. Pelliot, en 1911. Il reste à ce poste jusqu'en 1920, date de sa prise de fonction au Collège de France, à la chaire de langue et littérature chinoise, vacante depuis la mort d'Édouard Chavannes. Son retour à Paris marque une réorientation de ses études vers la pure sinologie.

H. Maspero profite du terrain qui lui est offert, en l'occurrence le Vietnam, pour compléter ses connaissances en matière vietnamologique et sinologique. Sa documentation, qui enrichit alors le fonds vietnamien de la bibliothèque de l'École et plus tard celui de la Société asiatique à laquelle il lègue sa bibliothèque, se compose de nombreuses enquêtes sur le terrain, d'ouvrages anciens, d'estampages recueillis lors de diverses missions.

Dans le domaine de la linguistique, il lui revient le mérite d'avoir instauré une méthode d'analyse comparative des langues thai, chinoise et vietnamienne : Contribution à l'étude du système phonétique des langues thai (1911), méthode déjà au point, mais encore jamais adoptée pour l'étude des langues d'Asie orientale. Il s'attache à une analyse typologique et synchronique, signalant l'influence des moyens d'expression sur les façons de penser, de raisonner. Dans cette optique, il démontre pour la première fois l'existence de distinctions dialectales dans le chinois ancien (Le dialecte de Tch'ang-ngan sous les T'ang, 1921), porte son attention à l'histoire du chinois vulgaire et à ce qui le différencie de la langue littéraire, s'intéresse à l'étude des parlers locaux.

D'un point de vue historique, il étudie méthodiquement les sources vietnamiennes et chinoises recueillies, afin de dégager l'histoire de ces pays des mythes et des légendes qui leur étaient jusque-là associés (« Études d'histoire d'Annam », BEFEO, 1916-1918). L'étude des sociétés thai vivant reculées dans les montagnes lui révèle des analogies avec la Chine primitive.

Le taoïsme et le bouddhisme, intimement liés en Chine, comptent également parmi les sujets qu'il aborde une fois en France. Il se lance notamment dans la lecture des textes taoïques et le déchiffrement des termes techniques, dont il tire matière pour ses cours et la rédaction d'articles.

La Chine antique, sans doute son ouvre la plus importante, paraît en 1927. H. Maspero y définit les conditions géographiques et humaines de la haute antiquité, reconstitue les traditions légendaires, s'attaque aux questions de chronologie, étend ses recherches à la philosophie et à la poésie religieuse. Il oriente par la suite ses travaux vers l'histoire de l'économie, de la société et des religions, des environs de 200 avant notre ère jusqu'aux environs de 600.

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