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Notice d'autorité

Aubaret, Gabriel (1825-1894)

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  • Personne
  • 1825-1894

Né à Montpellier le 27-05-1825, mort à Poitiers le 20-08-1894.
Gabriel Aubaret suit les cours de l'Ecole navale et participe aux campagnes de Conchinchine et de Chine. Interprète pour l'armée, notamment pour la discussion du traité de paix avec l'Annam (1862), il est par ailleurs le traducteur du Code annamite et de la description de Basse-Cochinchine. Il est aussi l'auteur d'un Vocabulaire français-annamite et annamite-français. Il effectue une carrière diplomatique et militaire qui le conduit à Bangkok comme consul, puis à Scutari et Smyrne. Il est ensuite président de la commission de délimitation des frontières de la Serbie (1878). Promu ministre plénipotentiaire, il sera président du Conseil de la Dette Ottomane (1881-1884).

André Leroi-Gourhan (1911-1986)

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  • Personne
  • 1911-1986

Ethnologue et préhistorien. Docteur ès lettres (1944). Chargé de mission à Guimet (1941-1942). Directeur-adjoint du musée Guimet (1940-1943). Sous-directeur du musée de l’Homme, de 1947 à 1951. Fondateur du Centre de formation aux recherches ethnologiques, Musée de l'Homme, Paris (1946) et du Centre de documentation et de recherches préhistoriques (1948). Titulaire de la chaire de Préhistoire (1969-1982) au Collège de France. Membre de l'Institut, Académie des inscriptions et belles lettres (élu en 1980).

Giteau, Madeleine (1918-2005)

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  • Personne
  • 1918-2005

Madeleine Giteau, née en 1918 à Nantes et décédée le 25 février 2005, est une historienne des arts de l’Asie du Sud-Est, conservatrice de musée et professeure. Elle obtient une licence d’histoire et géographie ainsi qu’un diplôme d’études supérieures de géographie, et envisage l’agrégation, mais son attrait pour l’Indochine la pousse à accepter, en 1946, un poste d’enseignante au Cambodge. Elle enseignera pendant dix ans l’histoire au lycée Sisowath de Phnom Penh, ainsi qu’au lycée Descartes et à l’Institut national d’études juridiques. Passionnée par l’histoire et l’archéologie, fascinée depuis toujours par l’Extrême-Orient et douée pour le dessin, elle s’initie à l’histoire, à l’archéologie et à l’iconographie locales, apprend le cambodgien – et se voit bientôt demandé d’enseigner aussi l’histoire de l’Asie du Sud-Est et la civilisation cambodgienne. Lors d’un congé d’un an en France, en 1951, elle commence des études de sanskrit à l’Institut de civilisation indienne. Elle obtiendra un certificat d’études indiennes (1961) et suivra plus tard, en 1970, des cours de pâli. Elle devient membre correspondant de l’EFEO en 1952. En 1956, elle devient membre permanent et est nommée Conservateur du musée national de Phnom Penh, poste qu’elle conservera pendant dix ans, durée des accords passés en 1956 avec le gouvernement royal du Cambodge. C’est durant cette période qu’elle rédige deux fascicules du catalogue du musée. À partir de 1963, elle est chargée de l’organisation du musée du monastère de Vat Po Veal, à Battambang, puis du musée provincial dans la même ville. De 1966 à 1968, elle est chargée des cours sur l’art khmer à la faculté d’archéologie de l’université royale des beaux-arts. Dans le même temps, elle entreprend des recherches sur le terrain, en particulier un inventaire des richesses artistiques des provinces du Cambodge, portant spécialement sur les sanctuaires modernes possédant des peintures murales. Ces recherches sont interrompues par les bouleversements politiques de 1970. Entre 1956 et 1970, elle est chargée de missions en Thaïlande, en Indonésie et surtout au Laos (dont une mission de l’Unesco dans ce dernier pays). En mai 1968, à la demande du roi Savang Vatthana, elle établit un catalogue des collections d’art bouddhique du palais de Luang Prabang, dont elle fait une publication. Elle avait obtenu, en 1966, un diplôme de l’EPHE, sous la direction de J. Filliozat et A. Barreau, avec un mémoire sur la consécration des temples bouddhiques au Cambodge. De retour en France en 1970, elle rédige une thèse sur l’iconographie du Cambodge post-angkorien, sous la direction de C. Caillat et J. Boisselier. En mai 1974, elle obtient le titre de docteur d’État à l’université Paris-III. Son mémoire et sa thèse sont publiés par l’EFEO. En 1977, elle est promue maître de recherche à l’École. Elle quitte l’EFEO en 1981 pour occuper la chaire d’Histoire et civilisation de l’Asie du Sud et du Sud-Est à l’université de Paris-III. Elle prend sa retraite en octobre 1985, mais demeure professeur émérite de cette même université. Elle est envoyée en mission par le ministère des Affaires étrangères en 1990, 1991 et 1992, lors de la reprise de contact avec le gouvernement cambodgien. Toujours en mission des Affaires étrangères, elle retourne au Cambodge en juillet 2000, à la demande de la faculté royale d’archéologie de Phnom Penh. (Source : Répertoire biographique des membres scientifiques de l’EFEO)

Pelliot, Paul (1878-1945)

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  • Personne
  • 1878-1945

Paul Pelliot, né en 1878 à Paris et décédé en 1945, est un sinologue, philologue et historien de l’Asie. Licencié ès lettres, diplômé de chinois de l'École des langues orientales, Paul Pelliot est, dès 1899, nommé pensionnaire de la Mission archéologique en Indochine, puis professeur de chinois deux ans plus tard. Il se donne pour tâche de rassembler les documents fondamentaux de l'histoire indochinoise et particulièrement les textes chinois qui constituent les plus anciens textes historiques sur les pays de l'Indochine. En 1900, il est envoyé en mission à Pékin en vue de constituer une bibliothèque chinoise. La révolte des Boxeurs y éclate et, pour sa conduite devant le siège des Légations, P. Pelliot se voit nommer chevalier de la Légion d'honneur. Il prolonge son séjour en Chine pour ses recherches bibliographiques et regagne Saigon en 1901 avec une ample moisson de livres, de peintures et d'objets d'art, qui constituent le premier fonds de la bibliothèque et du musée de l'EFEO. Sous son influence, des recherches de philologie axées sur la géographie historique des pays de l'Indochine à travers les sources chinoises se développent dans la branche sinologique de l'École. Parmi ses publications, on retient notamment ses articles « Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan », qu'il traduit et annote dans le BEFEO (1902), et « Le Fou-Nan » (BEFEO, 1903), dont il situe précisément le royaume. L'année suivante, P. Pelliot publie, toujours dans le BEFEO, « Deux itinéraires chinois de Chine en Inde à la fin du VIIIe siècle », commentaire nourri d'une nomenclature géographique qui constitue alors l'une des bases de l'histoire de l'Asie du Sud-Est. A Hué, il inventorie les livres chinois et vietnamiens des collections impériales et en fait copier un bon nombre, afin de constituer le premier fonds d'ouvrages vietnamiens de l'École. Ce travail se solde par une publication, en collaboration avec le R. P. Cadière, sur les sources annamites de l'histoire d'Annam » (BEFEO, 1904). Une nouvelle mission, de 1906 à 1908, le mène en Asie Centrale et lui permet de fouiller plusieurs sites et de recueillir plus de 6 000 manuscrits et peintures dans les grottes de Dunhuang. On peut lire le récit de cette découverte dans le BEFEO, 1908 : « Une bibliothèque médiévale retrouvée au Kan-Sou ». En trois semaines, il entreprend et mène à bien le dépouillement de dizaines de milliers de manuscrits entassés dans une des grottes. En 1909, de retour à Paris, il occupe le nouveau poste de sous-directeur de l'EFEO, jusqu'à sa démission, qu'il donne afin d'occuper la chaire de Langues, histoire et archéologie de l'Asie Centrale, au Collège de France, créée à son intention : P. Pelliot est alors âgé de 33 ans. Il délaisse pour un temps les travaux de sinologie pure, afin de se livrer plus spécialement à l'histoire des langues turques et mongoles et se consacrer aux récits de voyageurs chinois et européens qui ont traversé l'Asie ou se sont rendus en Chine. Pendant la première guerre, il est mobilisé, part aux Dardanelles, puis à Pékin comme attaché militaire. Ses occupations ne l'empêchent pas de multiplier, dans le BEFEO, le T'oung Pao et le Journal asiatique, les articles sur la linguistique et la chronologie chinoise. En 1920, il assure avec H. Cordier la direction du T'oung Pao, en remplacement d'Édouard Chavannes, mort en 1918. Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1921, il est également vice-président, et plus tard, après S. Lévi, président de la Société asiatique, président de l'Institut des hautes études chinoises. En 1932, il est chargé par le ministère des Affaires étrangères d'une mission en Extrême-Orient et profite de son voyage pour s'arrêter à Bangkok, Phnom Penh, Siem Reap, Saigon et Hanoï. P. Pelliot a publié, de son vivant, de nombreux et souvent longs articles, mais aucun ouvrage. À sa mort, il laisse de nombreux manuscrits qui ont été publiés depuis ou qui restent encore inédits.

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  • Personne

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  • Personne
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